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L'absinthe, à " l'heure de la Fée Verte "

Usine PERNOD - Pontarlier

E. Degas - L'Absinthe - 1876


Van Gogh - "Verre d'absinthe & carafe"  1887


E. Manet - Buveur d'absinthe - 1858


L’absinthe, surnommée par l’écrivain Irlandais Oscar Wilde «La Fée Verte» est élaborée au XVIIIe siècle en Europe dans le Canton Suisse de Neufchâtel par une vieille rebouteuse.


L’élixir de la mère Henriod à ce moment ne contient pas encore d’alcool, il est employé à un usage thérapeutique et revendu aux colporteurs de passage dans le Val-de-Travers.

 

En effet, l’Artemisia Absinthium de la famille des Armoises a des vertus médicinales, elle est employée en décoction, cataplasme ou eau distillée afin de soigner les maux d’estomac, les dérangements digestifs et autre fièvre. Ses effets sont bénéfiques lorsqu’elle est préparée dans l’officine d’un pharmacien requérant la connaissance approfondie des plantes.

 

L’usage de l’absinthe n’est pas nouveau, un papyrus égyptien de 1600 avant J.C la recommande comme remède contre la fièvre, stimulant et antiseptique.

Pythagore pensait que les feuilles de cette plante dans le vin stimulaient l’accouchement et Hippocrate la prescrivait pour combattre l’anémie, les règles douloureuses et les rhumatismes.

 

La plante aux valeurs médicinales va vite se transformer en boisson alcoolisée.

Un courtier en dentelles, le major Dubied, rachète la formule du breuvage. L’homme d’affaires intéressé et avide d’enrichissement ne perd pas de temps, sitôt la formule en poche, il s’associe avec son gendre Henri-Louis Pernod, dont le père est bouilleur de cru, afin d’ouvrir une distillerie, transformant  le remède en boisson apéritive qui rencontre un grand succès dans la région.

 

En 1805, l’absinthe fait un tollé et  Henri-Louis Pernod veut voler de ses propres ailes, au revoir «beau papa», il quitte son associé et la Suisse, il installe sa propre distillerie dans la vallée du Doubs à Pontarlier, mais se fournit toujours en matière première chez les producteurs des montagnes du Jura Suisse.

 

La boisson pontissalienne est composée, en plus de l’absinthe, de fenouil, d’hysope, d’anis, de mélisse… Elle va connaître un essor national en 1830 lors de la conquête de l’Algérie. Louis-Philippe envoie trente cinq mille hommes en Afrique du Nord avec de l’absinthe dans les cales de ses navires, piètre remède d’un vert opaque (à présent alcoolisé) qui dilué dans l’eau est  destiné à soigner les soldats et les colons de la dysenterie et de la malaria. De retour en France, les officiers ne manqueront pas d’en faire la propagande.

 

A Paris c’est la déferlante, à grand renfort de publicités peintes l’absinthe étale son nom sur les murs, et ses affiches sur les vitrines des cafés.

 

Une nouvelle expression circule sur les Grands Boulevards, «l’Heure Verte», de cinq à sept heures les cafés se remplissent et le rituel de l’absinthe peut commencer (voir poème de Pétrus Borel plus bas).

Un rituel qui se répand dans les cafés et les salons chics de toute la France.

Dans la bonne société le service à absinthe est plus luxueux, les verres sont en cristal, les cuillères percées et déclicatement ouvragées sont en argent, les fontaines à eau sont en cristal ornées d’argent et les petits doigts sont en l’air.

 

L’absinthe rencontre un tel succès que toute la France participe au cérémonial de «l’Heure Verte».

Mais toute médaille a son revers, si l’absinthe est devenue la boisson nationale, ses opposants de bonne vertu la stigmatisent comme poison pour alcoolique, ce qui n’est pas tout à fait faux.

 

L’absinthe n’échappe pas aux artistes, ils en usent et en abusent à flot, l’appel des sirènes est trop fort pour ces marins de la bohême, ils aiment succomber au charme des substances qui les mènent sur un océan de créativité, d’échange intellectuel et artistique. Boire de l’absinthe est un art ; c’est un art de vivre.

 

Elle inspire beaucoup d’artistes puis en détruit d’autres.
Van Gogh, Manet, Degas, Gaugin, Toulouse-Lautrec, Wilde, Rimbaud, Baudelaire, Allais, Hémingway, Jarry


Charles Cros écrit un fameux poème

« Comme bercée en un hamac,

   La pensée oscille et tournoie,

   A cette heure ou tout estomac

   Dans un flot d’absinthe se noie, … »

L’usine Pernod, la marque historique nationalement connue, tourne à plein régime et ne craint pas la concurrence tant le marché de l’absinthe est prospère. Le nombre de distilleries ne cesse de se multiplier en France.


Pontarlier en compte une vingtaine, la région parisienne près de soixante dix, les villes de Bordeaux et Marseille sont riches chacune de cinquante distilleries. Des milliers de personnes trouvent leur revenu grâce à la fabrication et à l’exportation de l’or vert dans les pays étrangers.

 

La forte demande entraîne des abus de la part de certains fabricants peu scrupuleux et avides de cette source de gros profits. Ils n’hésitent donc pas à rogner sur la qualité, à tel point que  certains ersatz d’absinthe seront surnommés «sulfates de zinc».

 

Parmi les ingrédients toxiques entrant dans la composition de l’absinthe se trouve la thuyone (essence cétonique), une molécule chimique de la plante elle-même. Cette substance neurotoxique est contenue en trop grande quantité dans la boisson, ce qui cause de monstrueux ravages sur les consommateurs aux penchants alcooliques. 

 

En 1915 suite à la mobilisation de la Ligue Nationale contre l’Alcoolisme, aux effets néfastes sur les consommateurs atteints d’absinthisme, et devant la pression exercée par les viticulteurs du Sud de la France ne pouvant plus supporter cette concurrence (il paraît pourtant que certains utilisaient la plante pour relever le goût des vins trop fades…), le verdict tombe sans appel, l’absinthe est interdite de vente et de fabrication en France.

 

Revirement vers 1920 sur l’insistance des distillateurs, le gouvernement autorise la production d’alcools anisés débarrassés des substances toxiques et sans absinthe dans leur composition.

C’est ainsi qu’en 1932 Paul Ricard jeune distillateur provençal, lance le pastis de Marseille que tout le monde connaît aujourd’hui. Boisson mise à l’honneur par Marcel Pagnol  en 1936 dans son film «César».

 

« Je suis assis à ma porte, fumant une cigarette et sirotant mon absinthe, et j'apprécie chaque journée sans me soucier du reste du monde » Paul Gaugin

 

« L'absinthe apporte l'oubli, mais se fait payer en migraines. Le premier verre vous montre les choses comme vous voulez les voir, le second vous les montre comme elles ne sont pas ; après le troisième, vous les voyez comme elles sont vraiment. » Oscar Wilde

 

Poème de Pétrus Borel

Lorsque votre absinthe est versée
Au fond d'un verre de cristal,
Mettez sur la pelle en métal
Le sucre en deux pierres cassées

Puis faites couler savamment
L'eau claire en petite cascade
Regardez bien : voici comment.
Et pour qu'elle ne soit pas fade
Versez surtout très doucement.

L'absinthe devenant plus pâle,
Répandra sa divine odeur
Et vous verrez dans la blancheur
De cette subtile liqueur,
De beaux reflets d'ambre et d'opale.

Vous aurez de cette façon,
Une absinthe bonne et bien faite;
Profitez donc de ma leçon;
Si cela vous monte à la tête,
Vous calmerez votre âme en fête
En nous chantant une chanson.


Musée de l'Absinthe
44, Rue Callé - 95430 Auvers-Sur-Oise
Tel : 01.30.36.83.26   - Fax : 01.30.36.83.26


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