Retour à l'accueil Retour à l'accueil
 Contact   Qui sommes nous   Inscrivez votre site   Publicité 
 
 

Choisissez les Professionnels par Département ou Région - Cliquez ici
Achat-Vente-Expertise 
 Antiquités
 Galeries d'Arts
 Etudes - Enchères
 Cotes Argus
 Experts - Laboratoires
 Commissaires Priseurs

Meubles Volés 
 Cheminée Italienne
 FaÏences & meubles

Galerie des Artistes 
 Peintres
 Sculpteurs
 Ecrivains

Les Professionnels 
 Ebénistes
 Restaurateurs
 Matériaux anciens
 Marbres - Granits
 Agencements
 Staffs
 Marqueterie
 Parquets
 Eclairage d'art
 Tapis - Tentures
 Décorateurs - Ensembliers
 Tapissiers - Décorateurs
 Doreurs - Argenteurs
 Fondeurs d'Ameublement
 Laqueurs Vernisseurs
 Cristaux - Faïences
 Vitraux
 Gravures
 Trompe l'oeil - Fresques
 Reliures d'Art
 Luthiers
 Enluminure
 Héraldistes

Formation Beaux Arts 
 Grandes Ecoles
 Lycées Ecoles
 Ateliers & Organismes
 Syndicats - Fédérations

Découverte 
 Châteaux
 Musées
 Musées du Monde

Services Pro 
 Organisation de Salons
 Médias spécialisés

Les Dossiers 
 Le Potager du Roi
 La Place Stanislas
 Le Village de Bouzigues
 Le Style Rocaille
 L'Absinthe
 Madame Récamier
 Madame de Staël
 Berthe Morisot
 Frederic Bazille
 Emile Gallé
 André - Charles Boulle
 Pierre Joseph Redouté
 André Le Nôtre
 Nicolas Fouquet
 Claude Debussy
 Jean Baptiste Lully
 Paul Bigot
 Jules Barbey d'Aurevilly
 Saint Nicolas - Père Noël
 Dynastie Guerlain
 Coco Chanel
 Karl Fabergé


Lire notre dossier sur Redouté


Lire notre dossier sur André le Notre, les jardins à la Française, Versailles


Plus d'infos sur notre dossier "Charles Boulle"


lire le dossier sur Karl Fabergé, L'oeuf et la poule...


lire notre dossier sur Guerlain parfumeur


Lire le dossier Emile Gallé "la nature dans le verre"

 
 
Coco Chanel – "Un parfum de solitude et de réussite"
Gabrielle Chanel - "Coco"



Gabrielle Chanel, voit le jour le 19 août 1883 aux hospices de Saumur, sous-préfecture sur les bords calmes de la Loire qui abrite la célèbre école de cavalerie du «Cadre Noir».


Si le paysage est magnifique, les premiers pas de l’enfant dans la vie vont être rudes.

Ses parents forment un couple aux conditions extrêmement modestes, Albert son père, est camelot sur les marchés, homme sans envergure mais avec beaucoup d’ambition, il quitte le foyer pour chercher fortune ailleurs, abandonnant femme et enfants en bas âge et se souciant guère de sa famille et de son devenir, il part pour l’Amérique.



Sa mère Jeanne Devolle, esseulée vit tant bien que mal de petits travaux de couture, de santé fragilisée par trois maternités, elle décède alors que Gabrielle est âgée de 12 ans.

 


Le destin prend un malin plaisir à s’acharner sur l’enfant et ne lui épargne aucune rigueur de la vie. Délaissée par son père et sans famille disposée à la recueillir Gabrielle est aussitôt placée à l’orphelinat de la petite ville d’Aubazine dans la vallée corrézienne.

 


A 18 ans, confiée aux chanoinesses de Saint-Augustin à Moulins, elle apprend quelques rudiments de couture, une activité pour laquelle Gabrielle se montre très habile. A 20 ans elle trouve un emploi dans un magasin spécialisé en layettes, trousseaux et lingerie fréquenté par les dames de la bourgeoisie. Cette condition ne lui convient pas, refusant un avenir se limitant aux petits travaux de couture, elle préfère le milieu artistique certes plus frivole mais tellement moins austère.

 


Allant de l’avant et ne comptant que sur elle-même, le soir venu dans la ville de garnison, elle fait un tour de chant au café-concert La Rotonde fréquenté par les officiers de cavalerie. Gabrielle interprète parmi son maigre répertoire « Qui qu’a vu Coco dans l’Trocadéro », une chanson qui lui vaudra son surnom « Coco » que lui donnait déjà son père lorsqu’elle était petite.



Jeune femme brune et mince, elle ne manque pas d’admirateurs parmi son auditoire mais elle se rend vite à l’évidence, ce n’est pas en poussant la chansonnette dans des beuglants qu’elle franchira les barrières de l’indépendance.

 


Le seul bénéfice qu’elle tire de cette expérience est sa rencontre avec Etienne Balsan, un riche industriel et éleveur de chevaux qui la prend sous son aile et pour maîtresse. Coco découvre pour la première fois qu’il existe un autre monde, que la vie n’est pas que tristesse et pauvreté, son amant lui fait découvrir la vie de château à Royallieu, un petit village situé près de Compiègne.


Cette femme pressée d’y arriver dans la vie apprend vite les codes de la mondanité et les arcanes de la haute société. Cependant elle n’est pas amoureuse, et si sa liaison avec Balsan ne dure que quelques mois, leur amitié sera sans faille et éternelle.


Coco ne reste pas oisive, comment pourrait-elle oublier les rudiments enseignés étant enfant par les sœurs de manier le fil et l’aiguille. Saisissant la balle au bond, c’est peut être par la couture qu’elle franchira l’obstacle qui mène à la liberté et l’indépendance.

Ne perdant pas de temps, elle s’imprègne de l’enrichissante initiation prodiguée par Lucienne Rabaté, célèbre modiste du moment.

Elle se confectionne des petits chapeaux originaux qu’elle pose très bas sur son front, et pour assister aux mondaines courses de chevaux, lieu où il faut voir et être vue, elle n’arbore pas les robes des grands couturiers mais ses propres réalisations.

Jeune femme charmante mais aux styles décalés, tantôt écolière en tenue sobre et sage noire et blanche (restants de souvenirs d’une enfance ébranlée), tantôt garçonne n’hésitant pas à porter polo et jodhpurs, tenue empruntée aux cavaliers. Ses créations sont tellement différentes et avant-gardistes de celles que portent les élégantes de l’époque.

 

C’est grâce à son nouvel amant, le riche Arthur Capel dit « Boy », qui n’est autre que le meilleur ami de Balsan, que Coco va ouvrir sa première boutique de modiste dans la capitale du luxe et du bon goût, Paris.

Le 21 rue Cambon qui deviendra, quelques années plus tard et à jamais, l’antre de la créatrice d’une nouvelle silhouette, le repère de la meneuse de la lutte pour la libération des corps guindés, le royaume de la Reine de la couture et du bon goût.

 

1914 sonne la charge du conflit franco prussien, Coco et son amant se replient à Deauville sur les bords plus calmes de la Manche.

Deauville, un campement doré planté de cossues maisons au style anglo-normand qui abritent les réfugiés de la haute société parisienne.

 

Notre petite modiste ne perd pas de temps. De front, elle lance un premier assaut, ciseaux, tissu, fil et aiguille sont ses pacifiques munitions, elle fait ses premières armes sur les belles réfugiées qui arborent des tenues moins guindées qu’à Paris.

Plus de tissu ? Qu’à cela ne tienne Coco ne perdra pas la bataille !

Rien ne l’arrête, elle lance une nouvelle offensive et sort sa botte secrète, la robe de sport taillée dans du jersey, un tissu confortable emprunté à la tenue des lads.

Quelle témérité ! Lutter pour libérer les corps et marier les styles sans les sacrifier puis aboutir à une alchimie composée de raffinement, d’élégance et de décontraction, sans le moindre heurt de grossièreté. Belle stratégie !

 

De retour à Paris dans son fief, à présent au 31 rue Cambon les affaires vont bon train, Coco refusant de se faire entretenir peut rembourser  Arthur Capel de l’argent qu’il lui a prêté pour démarrer.

« Chanel Modiste » ne fait que prospérer employant près de 300 ouvrières. 300 abeilles qui oeuvrent dans la ruche effervescente et modernisent la femme des années folles. Elles veulent toutes ressembler à Coco, minces, cheveux courts, porter le pantalon se sentir libres en n’arborant plus de tenues étriquées. Coco pulvérise la mode XIXe.

 

C’était sans compter sur la solitude et la peine, guettant leur proie tapis dans l’ombre ils bondissent toutes griffes dehors en emportant la veille de Noël 1919 l’homme qu’elle aime dans un accident de voiture. Un chagrin de plus à enfermer dans le tombeau de son cœur.

 

Coco fait la connaissance, chez son amie Cécile Sorel, de Misia Sert. L’intime, la muse, l’égérie des artistes, fille de sculpteur polonais et femme de peintre espagnol, Misia Sert fréquente et reçoit dans son salon tout le gratin artistique et culturel. Mécène de Diaghilev, la maison de couture Chanel fera la création des costumes pour son ballet Le Sacre du Printemps, puis pour Le Train Bleu.

 

Entre 1919 et 1939 Coco Chanel est une créatrice toujours plus prolifique et reconnue sur la place de Paris, elle habille les riches mondaines de pied en cap, les pare de bijoux et de sac en bandoulière, de tenues élégantes pour le soir et sportives ou chics pour la journée, elle les parfume en créant le mythique N°5 (80000 fleurs de jasmin pour 100 millilitres) qui sera porté dans le monde entier, certaines stars américaines en parfumeront leur bain. Et les plus belles actrices en assureront la promotion.

 

Elle ne baisse pas les armes à l’arrivée de la créatrice Italienne Elsa Schiaparelli qui rayonne aussi dans la couture, ni pendant la grève de ses ouvrières, ni à l’annonce des premiers congés payés, femme autoritaire et impitoyable, elle se bat pour garder sa première place. 

 

Côté vie privée, c’est dans sa somptueuse suite de l’Hôtel Ritz, situé sur la célèbre Place Vendôme, que mademoiselle Chanel, madone de la couture, pose ses bagages lorsqu’elle n’est pas en voyage.

Ses amis sont sa seule famille, c’est ainsi qu’elle le souhaite et s’entoure d’artistes tels que Stravinsky, Lifar, Morand, Picasso, Diaghilev, Cocteau. Très aimée mais refusant toujours le mariage, Coco aura d’illustres amants comme le grand-duc Dimitri Romanov, sang bleu de la Russie blanche, en exil pour avoir participé à l’assassinat de Raspoutine et  qu’elle hébergera dans sa maison de Garches, le richissime, adorable, simple et élégant duc de Westminster liaison qui durera six ans et le poète Narbonnais Pierre Reverdy, amant discret qui lui donne le goût des livres.

 

Second conflit, la maison Chanel est obligée de licencier le personnel (4000 ouvrières travaillent pour Chanel à l’époque et plus de 25000 modèles sortent des ateliers), elle doit fermer la rue Cambon.


Coco ne peut pas lutter face à la morosité de la deuxième guerre et se réfugie un temps dans sa suite du Ritz, elle n’est pas seule son amant du moment, un très mauvais choix, n’est autre qu’un officier des renseignements du Reich,  Coco doit s’exiler en Suisse pour ne pas subir les foudres des FFI qui la surveillent et de la vox populi qui se fait entendre.

 

Ce n’est qu’en 1953 qu’elle refait son apparition sur la scène parisienne, à la demande de ses commanditaires, et rouvre le 31 rue Cambon non sans difficultés. Agée de 70 ans Coco Chanel a du mal à imposer son style face aux jeunes créateurs comme Christian Dior de 20 ans son cadet qui s’est fait une renommée internationale avec le style « new look ».


Décidée et toujours battante, elle est soutenue par la rédactrice du magazine « ELLE », le magazine américain « LIFE » et les acheteurs New-yorkais afin de s’imposer.

Pari gagné avec l’arrivée fracassante du célèbre tailleur de tweed à motifs écossais. Coco Chanel disait « le grand couturier est un homme qui a de l’avenir dans l’esprit ».

 

La maison Chanel ne se contente pas de parfumer les plus grandes actrices outre atlantique, elle les habille depuis 1930. Sa plus belle ambassadrice dans les années 60 est la première dame des Etats-Unis, Jackie Kennedy, icône américaine de la modernité et de l’élégance qui portait le fameux tailleur Chanel rose lors de l’assassinat de son mari à Dallas.


Chanel représente le symbole de la femme moderne libérée, élégante et dynamique.

Gabrielle Chanel nous a quitté le 10 janvier 1971.

 

Alain Wertheimer, petit-fils de l’associé de Coco, et sa famille dirige à 100% depuis New-York cet empire du luxe qui pèse aujourd’hui plus de 8 milliards de francs.


Rédaction du texte CGP
Dossier dédié à Julie










Petites annonces 
 Les Offres
 Les Recherches
 Poster une annonce
 Meubles & Objets volés

Actualités 
 Art & Patimoine

Espace Pro 
 Inscription Annuaire
 Inscription Galerie
 Publicité sur le site
 Logos, vignettes
 Communiqués de Presse
 Ventes aux enchères
 Création de site
 Partenaires


plus d'infos sur la Galerie Gismondi à Paris

Aller sur le site de PHILIPPE ROUILLAC - Expert, commissaire priseur

Voir le site de GALALITHE ANTIQUITES ART DECO XX SIECLE

en savoir plus sur Mr Taconné, Maitre Luthier à Bordeaux


Lire le dossier sur l'Absynthe, heure de la fée verte


Lire notre dossier sur Frédéric Bazille - L'impressionniste Languedocien


Lire notre dossier sur J.B. Lully


Lire le dossier Coco Chanel – "Un parfum de solitude et de réussite"



Google+

 
 
 Accueil   Qui sommes nous   Contactez-nous   Incrivez votre site   Publicité