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Madame Récamier – « L’égérie des salons »
Hôtel Dieu à Lyon

Mme Récamier - Détail Fr. Gérard


René de Chateaubriand


Madame de Staël

Julie-Adélaïde Bernard est née le 3 décembre 1777 dans le milieu aisé de la bourgeoisie Lyonnaise. (Lyon accueille la même année, mais à quelques semaines d’intervalles, la naissance d’une autre célébrité, le peintre Fleury-François Richard qui sera élève de David).

 

Le père de Julie,  Jean Bernard, est un homme d’affaires peu doué paraît-il, au tempérament calme et courtois, mais sa femme Marie-Julie en plus de tenir salon depuis leur installation à Paris est une femme avisée. Elle s’emploie avec brio à faire fructifier les biens familiaux, le coquet héritage constitué à force de détermination maternelle reviendra plus tard à sa fille.

 

Julie, enfant choyée qui porte le même prénom que sa mère devient Juliette afin de les distinguer. Elle est élevée à Villefranche puis à Lyon dans le couvent de la Déserte.

Douée pour les études, elle reçoit une éducation irréprochable, apprend la musique, chante et joue du piano et de la harpe, étudie Voltaire, Racine et Montaigne, s’initie à l’italien et lit Shakespeare ; enrichissant brillamment son esprit de toutes les leçons intellectuelles et artistiques qu’il convient de dispenser aux enfants bien nés.

 

Son père qui a pris un peu plus d’assurance dans les affaires est aidé de surcroît  par l’habille et énergique diplomatie de son épouse. Il jouit à présent d’une haute position administrative devenant ainsi Receveur Général des Finances.

 

Les Bernard savent s’entourer des personnalités de grande influence. C’est ainsi que Jean Bernard bénéficie de la  protection d’Alexandre de Calonne, l’homme en charge du redressement des finances de l’état, (son prédécesseur Necker a laissé un gigantesque déficit de 50 millions) Calonne qui paiera cher par la suite sa proposition de taxer les «privilégiés» afin d’éponger les colossales dépenses royales.

 

Le bel hôtel particulier qui abrite la famille Bernard au 13 rue des Saint Pères, niché en plein cœur de Saint Germain des Prés, accueille les hommes politiques, les écrivains, les artistes et les financiers de la capitale, la maîtresse des lieux les reçoit avec faste et luxe ostentatoire.

 

1792, la France monarchique est en pleine crise et subit un changement radical de décor politique ; Louis XVI est emprisonné au Temple, l’Assemblée Nationale renverse la royauté et  proclame la Ière République.

 

Depuis la révolution de 1789, le pays est entré dans une guerre civile qui aura beaucoup de difficultés à s’achever, jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Bonaparte en 1799. Juliette cette même année, encore dans l’adolescence,  rejoint ses parents installés à Paris depuis sept ans.

 

Elle a quinze ans lorsqu’elle se marie avec un très proche ami de ses parents, Jacques-Rose Récamier, banquier de son état et de vingt sept ans son aîné, dont la rumeur voudrait qu’il soit son père à la suite d’une liaison avec Marie-Julie Bernard. Laissons au doute cet imbroglio romanesque.

 

Durant cette période de « terreur » il protège sa femme, tel un père, de l’influence néfaste de la société parisienne et des courtisans admirateurs de sa beauté et de son esprit.


Madame Récamier, malgré sa jeunesse, est douée d’un esprit perspicace, vif et critique, aux opinions politiques déterminées.

 

En 1798, au sortir du Directoire, Juliette refait entièrement la décoration de l’hôtel particulier que son époux vient d’acheter à Necker, le père de Madame de Staël
(voir notre dossier).

 

Elle charge l’architecte Louis-Martin Berthault  du décor, un somptueux voyage dans les drapés antiques de la soie aux couleurs chaudes garnissant les murs parés de tableaux et de miroirs, les meubles de l’ébéniste Jacob annoncent les prémices du style Empire.

 

Une belle demeure où vont retentir bientôt, les opinions politiques, les critiques mondaines, les poèmes en français et en latin, les notes d’un piano ou d’une harpe.

 

Depuis leur première rencontre, mesdames de Staël et Récamier sympathisent très vite, elles partagent beaucoup d’affinités, la politique, les arts et les lettres, et une grande sagacité quand au monde qui les entoure. Une amitié profonde s’installe entre les deux femmes.

 

Juliette va jusqu’à suivre Madame de Staël dans son exil en Suisse au château de Coppet, son amie est poursuivie par la police de l’autoritaire Napoléon, le premier empereur des français, qui n’a pas apprécié du tout son ouvrage «Mémoire pour la défense de Marie-Antoinette, Epitre au malheur» et qui, touché dans son impérial amour propre, a contraint Madame Récamier à fermer son salon parisien parce qu’elle ne voulait pas, par l’entremise de Fouché, être dame d’honneur de la cour impériale.

 

Son refus face à Napoléon l’amène à passer dans l’opposition,  le salon qu’elle tient au château de Coppet avec Madame de Staël étant ouvert aux  artistes, littéraires et politiques opposants à l’Empereur, elle sera au courant de tous les complots fomentés contre Napoléon. Ce qui ne l’empêche pas d’y accueillir avec philosophie les célébrités partisanes de l’impérialisme.

 

De retour en France, toute l’élite de l’ancien et du nouveau régime se bouscule dans le salon de l’hôtel Necker, Madame Récamier entraîne dans son sillage un groupe d’adorateurs  toujours plus nombreux, les Montmorency, Lucien Bonaparte, Balzac, Constant, Moreau et Bernadotte.

Elle a un art très délicat de décourager les passions qu’elle provoque sans jamais les rebuter.

 

En 1813, elle entreprend un voyage en Italie et fait la connaissance à Rome du sculpteur des têtes couronnées Antonio Canova qui vient enrichir son cercle d’amis et de courtisans, il sculpte amoureusement deux bustes de Juliette. 


Puis, poursuivant son périple jusqu’à Naples, elle reçoit un accueil empressé, du Roi Joachim Murat, un homme de guerre toujours entre deux batailles, et de sa femme Caroline la sœur de Bonaparte.

 

En 1819  Juliette se retire à l’Abbaye aux Bois, Couvent situé au 16 rue de Sèvres et y ouvre un salon au décor théâtral drapé de vaporeuses soieries blanches dans lequel elle donnera de somptueux bals.

Sans perdre le rayonnement qu’elle avait dans son salon de l’hôtel Necker, elle évolue dans une aura de douceur et d’intelligence parmi ses fidèles sympathisants, Musset, Ampère, Sainte Beuve, la poétesse Delphine Gay de Girardin, Hugo, Mérimée,  Lamartine, Tocqueville et son cher Chateaubriand ami de toujours.

 

Les années passant, elle se lie de plus en plus avec Chateaubriand, celui qu’elle aime et admire, celui à qui elle apporte tendresse et fidélité, celui qui devient le Centre et le Dieu de l’Abbaye aux Bois, celui qui l’aime mais la fait souffrir au point qu’elle se sauve à Rome d’où elle finit pourtant par revenir, celui qui lui propose en 1846 de l’épouser mais auquel elle refuse délicatement.

 

La belle oratrice en a vu passer des personnalités, chacun de ses salons représentant le microcosme d’une société disparate, des royalistes, des jacobins, des impérialistes, des républicains, des romantiques, des poètes, des écrivains, des journalistes, des peintres, des sculpteurs, des musiciens, hommes de tous bords et de toutes nationalités… tous ont aimé et admiré la maîtresse des lieux qui dominait la vie mondaine du Consulat.

 

Celle qui n’eut que des admirateurs est tombée il y a trente ans dans le piège de l’admiration, une admiration sans limite durant toutes ses années jusqu’au dernier souffle en 1848 de son cher amant François-René de Chateaubriand et qu’elle ira rejoindre le 5 mai de l’année suivante.

 

 

La menace du plus fort me fait toujours passer du côté du plus faible. R de Chateaubrian


Nous avons tant d'histoire que les historiens manqueront. H de Balzac

Il faut dans nos temps modernes avoir l'esprit Européen. Mme de Staël


Rédaction du texte CGP

Madame Récamier - Par Gérard


Antonio Canova


Joachim Murat - Roi de Naples


Caroline - Reine de Naples


Madame Récamier - Par J. Chinard


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